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Dossiers de presse de 2012
La gestion du risque requin : point d’étape des différents dispositifs - 2 juillet 2012
Publié le 2 juillet 2012
Modifié le 2 juillet 2012
La recrudescence des attaques de requins a conduit les pouvoirs publics, dès le milieu de l’année 2011, avant la deuxième attaque mortelle, à développer une stratégie globale de compréhension puis de gestion du risque requin à La Réunion. Cette démarche a été préférée à celle qui avait eu cours jusqu’à présent, qui se résumait à une alternative : ignorer le risque ou interdire totalement toute activité dans une zone supposée à risque.
Une démarche novatrice qui a été lancée avec la table ronde du 25 juillet 2011, à Saint-Paul, ouverte à tous ceux qui ont souhaité s’associer à la réflexion...

L’année 2011 a été marquée par le brutal retour des attaques de requins dans les eaux bordant La Réunion. Six attaques ont entraîné deux décès et une blessure grave.
La concentration de ces attaques dans le temps – moins d’une année – et dans l’espace – les Roches Noires et Boucan Canot, au cœur de la station balnéaire de Saint-Paul –, ainsi que la personnalité des victimes, ont conféré à ces événements tragiques une portée exceptionnelle.

Le risque requin à travers l’histoire

Le risque requin a toujours été présent à La Réunion, indissolublement lié à la présence régulière de plusieurs espèces de requins pélagiques ou semi-pélagique (principalement les requins bouledogues et tigres) dans les eaux littorales non protégées par une barrière de corail. Mais sa manifestation n’a jamais été régulière, et la société réunionnaise paraît, a posteriori, s’en être plus ou moins accommodée pendant longtemps.

Durant la décennie 1990, entre 1 et 4 attaques et 1 à 2 décès ont été recensés chaque année. De ce point de vue, si l’année 2011 demeure hors normes en raison du nombre total d’attaques, elle peut cependant être rapprochée d’une année comme 1992 (4 attaques dont 2 mortelles).

En revanche, la décennie 2000 s’est traduite par une longue accalmie (1 décès pendant toute la décennie, en 2006, et plusieurs années sans aucune attaque), pouvant expliquer le relatif désintérêt, voire l’amnésie collective, envers les attaques de requins.

La résonance exceptionnelle des dramatiques événements de 2011 traduit une évolution de la conscience collective à l’égard du risque requin. L’acceptabilité des attaques s’est considérablement réduite, probablement à mesure du développement des activités nautiques exposant leurs pratiquants au risque d’attaque – principalement les sports de glisse.

Apprendre à connaître et vivre avec le risque plutôt que l’ignorer

La recrudescence des attaques de requins a conduit les pouvoirs publics, dès le milieu de l’année 2011, avant la deuxième attaque mortelle, à développer une stratégie globale de compréhension puis de gestion du risque requin à La Réunion. Cette démarche a été préférée à celle qui avait eu cours jusqu’à présent, qui se résumait à une alternative : ignorer le risque ou interdire totalement toute activité dans une zone supposée à risque.
Une démarche novatrice qui a été lancée avec la table ronde du 25 juillet 2011, à Saint-Paul, ouverte à tous ceux qui ont souhaité s’associer à la réflexion : services de l’Etat (sous-préfecture de Saint-Paul, DEAL, DJSCS, DM-SOI et CROSS), collectivités territoriales (commune de Saint-Paul, Région Réunion), associations, fédérations sportives, établissements scientifiques, pratiquants de diverses activités, commerçants, société civile…

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