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Requins : un plan d’action global
Dispositions relatives à la gestion du risque requin - 22 août 2013
Publié le 22 août 2013
Modifié le 25 août 2013
Dans son ordonnance du 13 août, le Conseil d’Etat valide la nécessité à court terme d’interdire la baignade et certaines activités nautiques et ordonne qu’une publicité adéquate soit donnée à cette interdiction ainsi qu’aux risques encourus. L’information de la population, permanente ou de passage, doit donc être assurée par l’ensemble des acteurs concernés, en fonction de leurs compétences. Les forces de sécurité devront accroître les contrôles pour faire appliquer cette réglementation en faisant preuve, autant que possible, de pédagogie. Le préfet rappelle l’engagement de l’Etat et de ses partenaires dans l’ensemble des actions déjà initiées et confirme que les modalités de prolongations éventuelles de la réglementation seront étudiées dans le cadre du comité de réduction du risque requin (C4R) avant le 1er octobre 2013.

Le Conseil d’Etat valide la nécessité à court terme d’interdire la baignade et certaines activités nautiques et ordonne qu’une publicité adéquate soit donnée à cette interdiction ainsi qu’aux risques encourus.

Dans son ordonnance du 13 août 2013, le Conseil d’Etat confirme l’importance du risque d’attaque de requin qui prévaut à La Réunion, et considère que ce risque « excède ceux qui peuvent être normalement encourus lors de la pratique d’une activité sportive ou de loisir par une personne avertie ». L’existence de ce risque crée « une situation exceptionnelle, qui impose aux autorités publiques de déterminer d’urgence les mesures de leur compétence de nature à réduire ce danger ».

Le Conseil d’Etat valide par ailleurs l’orientation prise par le préfet dans son arrêté du 26 juillet 2013, en considérant que « à court terme, seules les mesures d’interdiction de baignade et d’activités nautiques, dans des zones où un dispositif efficace de surveillance et d’alerte n’a pas été mis en place, sont susceptibles de supprimer le risque d’attaque, à la condition que ces interdictions soient respectées ». Cela implique que ces interdictions doivent être « convenablement signalée et que la population soit largement informée ».

En conséquence, le Conseil d’Etat considère « qu’il y a lieu d’enjoindre à l’autorité préfectorale (…) de s’assurer qu’une information suffisante est assurée sur les interdictions de baignade et de certaines activités nautiques édictées, jusqu’au 1er octobre 2013, et les risques encourus par le non respect de ces interdictions ».

L’information de la population, permanente ou de passage, doit donc être assurée par l’ensemble des acteurs concernés, en fonction de leurs compétences.

Dans une circulaire adressée ce jour aux maires, le préfet leur demande, au regard de leur double qualité d’agent de l’Etat et d’exécutif de leur commune :
- de mettre en oeuvre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour assurer la publicité de l’arrêté préfectoral du 26 juillet 2013, notamment s’agissant de l’affichage de cet arrêté à proximité de l’ensemble des plages, spots de surf et de tout accès à la mer (que la baignade et les activités nautiques soient interdites, surveillées ou s’effectuant aux risques et périls des usagers de la mer) ;
- d’user de leurs pouvoirs de police spéciale de la baignade et des activités nautiques pour mettre en place une signalétique spécifique au risque d’attaque de requin.

La circulaire détaille les modalités de mise en oeuvre de ces mesures et prévoit notamment que l’information et la signalétique doivent être adaptés aux zones concernées. Ainsi, sans préjudice de l’atteinte qui pourrait être portée à l’environnement, il conviendra de mettre en place, sur les plages et sur les lieux susceptibles d’être occupés par les baigneurs ou les pratiquants de surf et de bodyboard, des panneaux expliquant la réglementation en vigueur et le risque d’attaque. Ces panneaux devront être visibles par toute personne se rendant sur le site. Ils devront également être sécurisés et immédiatement remplacés en cas de dégradation.

Les travaux du comité de réduction du risque requin à La Réunion (C4R) devront permettre de proposer, dans un délai raisonnable, une harmonisation de cette signalétique sur l’ensemble de l’île.
Par ailleurs, le préfet demande aux collectivités et établissements publics en charge du tourisme et de sa promotion d’assurer une large publicité autour du risque d’attaque de requin, dans toute communication se rapportant à la baignade ou aux activités nautiques. Il est également demandé aux compagnies aériennes et maritimes d’enrichir les messages qui sont actuellement diffusés dans les avions et portant essentiellement sur les recommandations sanitaires, d’un appel à la vigilance. Enfin, le préfet recommande à nouveau aux Réunionnais et aux touristes la plus grande prudence pour les pratiques des activités qui ne seraient pas interdites.

Les forces de sécurité devront accroître les contrôles pour faire appliquer cette réglementation en faisant preuve, autant que possible, de pédagogie.

Dans une instruction adressée ce jour aux forces de sécurité placées sous son autorité, le préfet demande un renforcement de la présence sur le littoral pour faire appliquer la réglementation. Si la priorité doit être donnée à la pédagogie, les policiers, gendarmes ou agents assermentés devront s’assurer du bon respect de cette réglementation par la verbalisation des contrevenants.

Le préfet demande enfin aux maires de donner instructions aux polices municipales de faire appliquer la réglementation dans les mêmes conditions.

Le préfet rappelle l’engagement de l’Etat et de ses partenaires dans l’ensemble des actions déjà initiées et indique que les modalités de prolongations éventuelles de la réglementation seront étudiées dans le cadre du C4R avant le 1er octobre 2013.

Le préfet salue l’engagement des services de l’Etat et de ses partenaires dans leur efforts quotidiens pour réduire le risque requin à La Réunion. Il tient notamment à soutenir dans leurs efforts les scientifiques, les associations et les collectivités qui se sont déjà et de longue date mobilisés sur cette problématique. Il appelle également chacun à participer et à contribuer aux échanges avec sagesse et réalisme. Il rappelle que le programme de recherche CHARC se poursuit, de même que les projets d’expérimentation de différents dispositifs de réduction du risque (observations, drumlines, palangres…), de mise en oeuvre d’un site Internet au sein des services de l’Etat ou d’étude relative aux usagers de la mer.

En ce qui concerne le programme ciguatera, l’agence pour la recherche et la valorisation marines (ARVAM) vient de remettre au préfet un rapport d’analyse des 24 échantillons de chair de requin prélevés depuis 2012. Ces résultats viennent clore une première campagne de prélèvement, qui n’a révélé aucune trace de ciguatera chez les individus concernés. Après saisine de l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) par le ministère en charge de l’agriculture et en vue de l’éventuelle autorisation à venir de la commercialisation de la chair de requins bouledogue et tigre, après la recommandation de l’ARVAM, le préfet confirme le prélèvement de 90 nouveaux spécimens aux fins d’analyse. L’ensemble de ces initiatives sera à l’ordre du jour du prochain comité de réduction du risque requin. Celui-ci se penchera naturellement sur les conditions de prolongation de la réglementation mise en place, actuellement bornée au 30 septembre prochain.

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Télécharger le communiqué de presse précisant ces dispositions :
22/08 - Dispositions relatives à la gestion du risque requin (format PDF - 93.9 ko)

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