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Juillet 2014
Usines sucrières : le préfet appelle à la levée des blocages et à la reprise d’activité
Publié le 27 juillet 2014
Modifié le 27 juillet 2014

Depuis une semaine, d’abord pour des raisons techniques puis du fait du blocage de l’accès aux usines de Bois Rouge et du Gol, la filière canne est à l’arrêt alors que la saison de récolte bat son plein.

Ces blocages portent sérieusement atteinte à une campagne sucrière 2014 qui déjà s’annonçait très moyenne.

Aussi j’invite les acteurs de la filière canne-sucre à programmer sans attendre les discussions sur le sujet de la future convention canne dans la perspective de la suppression des quotas sucriers prévue en 2017 dans le cadre interprofessionnel obligé que constitue le CPCS (Comité Paritaire interprofessionnel de la Canne et du Sucre). La prochaine réunion de cette instance, coprésidée par Jean-Yves Minatchy (collège des planteurs) et Florent Thibault (collège des industriels) est prévue le 6 Août ; je propose d’ajouter à l’ordre du jour prévu cette question.

Dans l’intervalle, j’appelle à la levée immédiate des blocages des deux usines sucrières de Bois-Rouge et du Gol et à la reprise de l’activité.

De manière plus générale, je rappelle le soutien de l’Etat à cette filière et sa participation à l’atteinte des objectifs à horizon 2020 fixés dans le projet stratégique de développement des filières agricoles de La Réunion. Ces objectifs ont été approuvés le 24 juin 2014, dans le cadre de la Commission Départementale d’Orientation Agricole plénière à laquelle prenaient part l’ensemble des responsables du monde agricole.

L’un des axes essentiels en ce domaine consiste dans la protection du foncier agricole. Plusieurs actions résolues sont menées par les services de l’Etat.

- La commission départementale de consommation des espaces agricoles (CDCEA), présidée par le préfet, s’emploie activement à préservation de la surface agricole utile, cannière à plus de 50%

- Dans le même esprit, les services de l’Etat, les représentants de la profession des carriers et le monde agricole travaillent à l’élaboration d’un cadre partagé pour assurer le maintien et le développement des capacités de production agricole lorsque le foncier fait l’objet d’extractions de matériaux.

- En parallèle, une démarche contractualisée entre l’Etat et la filière canne a été mise en place pour protéger les balances dans leur environnement. L’implantation des balances sur le territoire correspond en effet à une situation d’équilibre, tant pour les planteurs que pour les industriels. Aussi j’ai engagé l’expérimentation de la procédure de PIG (« projet d’intérêt général ») pour préserver, pour l’avenir, les capacités opérationnelles des balances.

Ces actions témoignent une fois de plus de l’intérêt que porte l’Etat à cette filière essentielle pour l’avenir de La Réunion. J’appelle tous ses acteurs, planteurs et industriels, à retrouver les conditions de dialogue qui sont indispensables pour continuer de progresser.

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