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Novembre 2014
L’action en faveur de la lutte contre les violences faites aux femmes
Publié le 24 novembre 2014
Modifié le 24 novembre 2014
La journée internationale du 25 novembre dédiée aux violences faites aux femmes est l’occasion de rappeler les derniers chiffres des violences conjugales à La Réunion, de rappeler à tous les souffrances qu’elles engendrent, de renforcer notre détermination à les combattre et de mesurer le chemin accompli sur l’année écoulée.
Lors de cette journée, associations et partenaires seront présents pour conduire des actions de sensibilisation et de mobilisation dans plusieurs communes.

Au cours de l’année 2014, plusieurs actions ont été poursuivies par l’État, telles que la sensibilisation en milieu scolaire, l’assistance sociale dans les commissariats et les gendarmeries en partenariat avec le conseil général, le soutien financier aux lieux d’accueil, d’écoute et d’orientation des victimes, le financement de structure de mise à l’abri d’urgence et d’insertion des victimes.

D’autres ont été développées en prévention, en prise en charge et en protection. Parmi elles, cinq représentent une avancée majeure :

  • La venue de la coordonnatrice de la Mission interministérielle pour la protection des femmes victimes de violences et la lutte contre la traite des êtres humains (MIPROF) en juin a été l’occasion d’une démarche globale d’échanges entre les divers acteurs et métiers concernés dans le but d’une meilleure articulation et d’une meilleure complémentarité.
  • En a découlé la création d’un lieu partagé de veille, de capitalisation et de coordination : l’observatoire réunionnais des violences faites aux femmes (ORViFF). Ses premiers travaux : un annuaire et une cartographie des acteurs, un site internet dédié, une lettre de liaison, l’organisation de collèges de réflexion spécifiques.
  • La loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes et ses dispositions relatives aux violences faites aux femmes représente un acte essentiel pour la protection. Parmi elles, le renforcement de l’ordonnance de protection, l’augmentation de la durée d’éloignement de l’auteur des violences qui passe de 4 à 6 mois et la priorité donnée au maintien à domicile de la victime.
  • Afin qu’aucune violence déclarée ne reste sans réponse judiciaire, pénale et sociale, le traitement des signalements dans les commissariats et les gendarmeries a été modifié et amplifié dans la perspective d’un dépôt de plainte. Ce 25 novembre, sera signée la convention qui lie les divers acteurs de cette évolution significative (préfecture, services de la justice et des forces de l’ordre, conseil général, association ARAJUFA).
  • Le téléphone portable d’alerte pour les femmes en très grand danger est une mesure essentielle du 4e plan interministériel de prévention et de lutte. Les évaluations et les concertations nécessaires ont été menées. Elles donneront lieu prochainement à une phase d’expérimentation afin d’en généraliser la pratique en juin 2015.

Toutes ces actions ont pu être concrétisées grâce à la détermination d’acteurs de compétences et de métiers divers. Les manifestations qui marqueront cette journée symbolique du 25 novembre témoignent de la prise de conscience collective : l’élimination des violences faites aux femmes ne pourra être effective pour les générations futures que si nous y travaillons ensemble et sans relâche.

Les violences au sein du couple demeurent une réalité hélas trop présente dans notre société.

LES VIOLENCES CONJUGALES À LA RÉUNION - CHIFFRES CLÉS 2013

Source : tableau de bord de l’ORS, novembre 2014, 6ème édition

  • 1 700 faits constatés par les forces de l’ordre, soit près de 5 plaintes par jour ;
  • Une quarantaine de demandes d’ordonnances de protection ;
  • 16 mesures d’éviction du conjoint violent du domicile conjugal (dans la juridiction Nord) ;
  • Près de 1 100 affaires liées aux violences conjugales enregistrées au tribunal : soit 3 affaires par jour ;
  • 199 victimes dans le cadre de l’accès au droit en matière civile, et 235 dans le cadre de l’aide aux victimes accueillies par les services de l’ARAJUFA ;
  • 255 femmes hébergées en urgence via le dispositif 115 pour des violences intrafamiliales, majoritairement pour des violences conjugales et 383 enfants concernés. Soit 638 personnes hébergées en urgence en 2013 ;
  • 100 demandes d’hébergement en raison de violences, principalement conjugales ;
  • Près de 1 300 personnes accueillies par les 4 assistantes sociales présentes dans les services de police et de gendarmerie, dont 540 dans le cadre de violences conjugales.

Retrouvez le dossier de presse du ministère des affaires sociales de la santé et des droits des femmes.

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