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Octobre 2015
L’État fortement mobilisé pour assurer la sécurité de tous à Saint-Louis
Publié le 10 octobre 2015
Modifié le 10 octobre 2015
Dans la nuit du 3 au 4 octobre 2015, les gendarmes ont dû intervenir à Saint-Louis pour rétablir l’ordre, à la suite d’attroupements résultant à l’origine de la volonté d’un père de famille de récupérer sa fille mineure qui se trouvait avec une vingtaine de personnes dans un logement saint-louisien dans lequel se tiennent des enseignements coraniques. Ces désordres ont perduré les nuits suivantes, nécessitant de nouvelles interventions des forces de gendarmerie.

Dès ce moment, l’action de l’État a porté sur trois domaines :

Assurer la sécurité de tous. Depuis le 4 octobre, ce sont tous les jours plusieurs dizaines de gendarmes départementaux et mobiles qui sont mobilisés pour faire cesser les troubles et sécuriser l’habitation menacée et ses environs.

Assurer une médiation et proposer des solutions d’urgence aux occupants du logement. Ainsi, et suite à la demande du maire de Saint-Louis exprimée le 5 octobre, les services de l’État ont été en contact constant avec les services de la commune. Devant les difficultés rencontrées par cette dernière, le jeudi 8 octobre, les services de la préfecture ont proposé une solution d’hébergement d’urgence auprès des habitants du logement ; ces derniers l’ont refusée. Vendredi, à la suite de l’intrusion dans le logement, la directrice de cabinet du préfet s’est rendue à Saint-louis pour rencontrer le maire et l’avocat des jeunes femmes vivant dans la maison. Elle s’est personnellement entretenue avec deux d’entre elles. Elle leur a proposé un hébergement d’urgence pour douze personnes. Cette proposition a été à nouveau refusée. Le 10 octobre, une médiation a été organisée par l’État, avec la participation des services de la direction de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale de La Réunion et d’agents du conseil départemental de Mayotte. Alors que les occupants de l’habitation avaient initialement accepté cette démarche, elles l’ont finalement refusée.

La recherche d’éléments administratifs permettant de déterminer une dérive sectaire éventuelle. Si il revient à la justice de faire la lumière sur cette affaire au travers d’éventuelles procédures judiciaires, le préfet a saisi le président de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES) afin d’obtenir son éclairage sur la situation et sur les mesures à prendre.
A cet effet, sont recherchés les témoignages permettant de déterminer si l’organisation et le fonctionnement du groupe vivant dans cette maison induit des situations à risque pour ses occupants.

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L’État fortement mobilisé pour assurer la sécurité de tous à Saint-Louis (format PDF - 72.8 ko)

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